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Full text of "Eau admirable, dite de Cologne, de Jean-Marie Farina [Prospectus médicaux et pharmaceutiques]"

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EAU adm:irable, . 

DITE DE COLOGNE , 

De JEAN-MARIE FARINA, ancien Distiilaieur ùe Cologne , breveté Fournisseur de 
Sa Majesté le roi de Prusse et de sa Maison, de S.A.S. Monseigneur le duc d’Orléans , 
de S.A.I. l’Archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, et de plusieurs Princes des Cours 
de France et étrangères ; 

A PARIS3 rue St.-Ilonoré, n” 555 , vis-à-vis le marché St.-Honoré [ci-devant des Jacobins)'. 

Cette Eau, qui n’a cessé de jouir, depuis le i 3 janvier 1727, de la plus.grandc réputa¬ 
tion , et qui la mérite à tohs égards, consacre à la reconnaissance publique les noms de 
Paui Fémiws , qui en fat l’inventeur; de Jeaiv-Antoine FARINA, à qui le secret en fut 
confié, et qui le transmit à Jean-Marie FARINA son petit-fils : ce dernier a juslefié 
l'excellence de cette Eau, par les titres honorables qu’il a obtenus des Cours de France, 
de Prusse, et de plusieurs Princes français et étrangers, et notamment par l’approbation 
flatteuse do la Cotiriiiissieu Jcs l\enifcaes“secrets. nouimée à Parts le 18 août 1810, et dont 
le sieur FARINA a reçu l’extrait de Son Excellence le Ministre de l’Intérieur. 

JEAN-MAr,iE FARINA n’a point la prétention d’annoncer son eau comme u.n remède 
universel contre toutes les maladies qui affligent l’espèce humaine (la raison ne saurait 
-admettre l’existence d’un pareil remède) ; mais tout lui fait une loi d’en publier les 
propriétés et les vertus. 

Egalement nécessaire à la toilette des Dames comme à celle des Hommes, elle a le 
mérite, comme Eau aromatique, spiritueuse et odoriférante, étant mêlée avec de l’eau, 
d’adoucir, de fortifier la peau; en s’en frottant après le bain, de ranimer les esprits 
vitaux , de rétablir et de donner du ton aux nerfs et aux vaisseaux : relalivément à son 
usage intérieur, étant mêlée avec du vin ou du bouillon, efle donne de la vigueur à 
l’estomac et aux nerfs affaiblis par un.e cause quelconque. 

Salutaire et agréable pour la toilette des Hommes et des Dames , elle rafraîchit éga¬ 
lement toutes les parties du corps , conserve son odeur douce, et maintient la peau 
fraîche. Les personnes qui ont fait usage de mon Eau de Cologne ne peu*’ent s’empê- 
eher d’en faire l’éloge, et d’en proclamer les propriétés bienfaisantes. 

Lorsqu’on voudra prendre un bain salutaire, on aura soin de verser dans la baignoire 
une fiole , et même deux, de mon Eau : en renouvelant cette opération deux fois la 
semaine, et pas davantage , on ne tardera pas à en ressentir les heureux effets. Ceux 
qui ne sont point dans l’usage de se baigner régulièrement, iinbibei’ont un mouchoir 
blanc d’un tiers d’Eau de Cologne et de deux tiers d’eau de fontaine , et s’en frotteront 
toutes les parties du corps ; pénétrant dans l’intérieur , elle maintient le corps frais . 
apaise ou met un terme à la douleur , et fait disparaître les boutons provenant do 
l’acrcté d’un sang échauffé. 

Cette Eau, reconnue depuis son origine, favorable à la propreté de la tête, en dissipeen 
même teras les maux ;ellea aussi la vertu d’empêcher lescheveux de blanchir et degrisonner. 

Si, sur la surface du corps elle produit un bien aussi sensible , elle en opère encore 
un plus grand dans l’intérieur. 







Prise intérieucement une ou plusieurs fois la semaine, dans la dose de cinquante 
jusqu’é soixante gouttes, c’est-à-dire, toujours un tiers d’Eau de Cologne dans du vin 
hlanè, de l’eau de fontaine, du UCuillon ou autre liqueur saine et convenable, on ne 
larde pas à ressentir les heureuses influences. 

Si on la prend dans du bouillon, il faut avoir la précaution qu’il ne soit pas trop 
chaud, dans la crainte qu’une chaleur trop excessive n’en fasse évaporer les parties les 
plus volatiles et les plus spiritueuses. 

Si l’on s’en sert extérieurement, on doit s’en frotter les tempes, le pouls, les join¬ 
tures , l’épine du dos. enfin toutes les parties affligées. 

On l’emploie avec le plus grand SUccès contre le mal caduc, l’apoplexie, la paralysie, le 
tremblement, la roideur du cou, les catharres causés par les humeurs froides, et générale- ^ 
luenttoutesles maladies mercurielles ou pituiteuses, particulièrement celles du cerveau, en 
prenantde la même manière trois fois la semaine, la dose que nous avons indiquée ci-dessus. 

Elle est un antidote souverain contre presque toutes les espèces de venin, et un pré¬ 
servatif excellent contre la peste et le ravages des épidémies, en en prenant intérieure¬ 
ment, suivant la dose preserite plus haut. 

Elle calme la migraine, si l’on en respire par les narines, en forme d’errhine. 

Ouvrant avec un égal succès les obstractions du foie, de la rate, des reins, du mésentère 
et d’autres parties nobles du corps humain^ elle en guérit les maladies qui en dérivent, 
comme la jaunisse, les catharres, la puanteur d’haleine, etc., etc., en s’en servant inté¬ 
rieurement deux ou trois fois la semaine, et la prenar-*î dans la dose prescrite ci-dessus. 

Remède souverain contre la colique, elle a aussi la vertu de calmer les douleurs de 
l’estomac, quand on y applique une croûte brûlée et imhibée de cette Eau, ou en pre¬ 
nant intérieurement, suivant la dose mentionnée plus haut. 

Elle dissipe les douleurs de côté et les fausses pleurésies causées par des ventosités ou 
des fluxions froides, si on en frotte la partie affectée, et qu’ou y mette un linge chaud. 

On s’en sert toujours avec avantage contre les tumeurs qui provienuentdes chutes et des 
contusions, résolvant le sang caillé, et empêchant par sa force la putréfaction ou la gangrène. 

Un linge trempé dans cette Ean et appliaué sur les brûlures, ks guérit radicalement. 

Les maux de dents ne peuvent résister à ses vertus : on mêle une cuillerée de cette 
Eau dans deux cuillerées d’eau de fontaine, et on prend de ce mélan^ dans la bouche, 
que l’on lient aussi long-tems qu’il est possible du côté de la douleur;, i 4 faut aussi 
mettre extérieurement sur la joue un linge trempé dans cette Eau pure. 

Elle est d’une utilité sans égale aux graveleux, et même à ceux qui ont la pierr* 
formée, qu’elle dissout et fait sortir par petits graviers en forme de sable, s’ils prennent 
tous les jours cinquante à soixante gouttes de cette Eau dans de l’eau fraîche. 

Pour calmer entièrement les douleurs de la goutte, il faut prendre quatre cuillerées 
de cette Eau, et faire dissoudre une demi-once de sel commun; on en frotte la partie 
douloureuse, et on y applique un linge trempé dans la même Eau. 

Elle dissipe toutes sortes dè viscosités, et raréfie par sa chaleur les vents turbulens et 
les lintemens d’oreilles, en introduisant quelques gouttes de cette Eau avec du coton. 

La foule innombrable de distillateurs qui ont tenté de contrefaire cotte Eau, ayant 
apporté une confusion qui a dû altérer la confiance du public , il fali.Ht des preuves 
aussi authentiques pour le mpttre à l’abri d’être abusé à l’avenir. La boiité et l'utilité, 
de celle-ci suffisent pour conserver à Jean-Marie FARINA, tant à Paris qu’à Cologne, 
la célébrité qu’il a acquise à force de travaux et de peines. 

Les imprimés et annonces seront 
revêtus de la grilfe et du cachet